| NB : cette étude de l’Insee ne porte que sur 2007, avant le déclenchement de la plus violente récession depuis l’après-guerre. Des premiers éléments sur 2008 seront communiqués en juillet. |
Toujours plus riches, toujours plus pauvres
Le nombre de personnes gagnant plus de 500.000 euros par an a crû de 70% entre 2004 et 2007. 13,4% des Français vivent sous le seuil de pauvreté.
Selon l’étude de l’Insee Les revenus et le patrimoine des ménages parue vendredi 2 avril, l’écart se creuse entre les Français les plus aisés et le reste de la population entre 2004 et 2007. Toutefois, depuis 2000, le niveau de vie moyen des Français a progressé de 15,2 % pour s’établir en 2007 à 18.170 euros annuels soit 1.510 euros par mois.
L’étude fait apparaître que les Français les plus riches, qui représentent 1 % de la population, perçoivent 5,5 % des revenus d’activité, 32 % des revenus du patrimoine et 48 % des revenus exceptionnels déclarés (plus-values, levées d’options). Le nombre de personnes percevant des revenus annuels supérieurs à 500.000 euros s’est accru de 70 % entre 2004 et 2007. La hausse s’établit à 28% sur cette période pour les consommateurs qui gagnaient plus de 100.000 euros par an.
L’écart se creuse entre riches et pauvres
En parallèle, 13,4% de la population française, soit environ 8 millions de personnes, vivaient en-dessous du seuil de pauvreté en 2007 avec environ 908 euros mensuels pour vivre. L’Insee indique que la moitié d’entre eux devait composer avec un niveau de vie de 743 euros par mois.
Au sein de cette catégorie de la population, ce sont les familles monoparentales qui sont les plus touchées par la pauvreté. Elles étaient plus de 1,6 million de personnes à connaître cette situation (30,2%). A l’inverse, les couples sans enfant sont les moins concernés (6,7%).

| Les très hauts revenus : des différences de plus en plus marquées entre 2004 et 2007 | | Résumé : En 2007, c’est à partir de 84 500 euros de revenu déclaré annuel par unité de consommation qu’une personne se situe parmi les 1 % les plus riches. Alors que la moitié des revenus des personnes les plus aisées ne sont pas des revenus d’activité, les autres très hauts revenus restent principalement assis sur des revenus d’activité, comme la grande majorité de la population. La population des très hauts revenus est plus âgée et plus concentrée en région parisienne que le reste de la population. Entre 2004 et 2007, les revenus moyens des très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l’ensemble de la population. Le nombre de personnes franchissant des seuils symboliques de revenus annuels s’est également accru, d’où une augmentation notable des inégalités par le haut. |
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