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Le Front de gauche promet du nouveau. Tenir son meeting des Européennes dans le cadre verdoyant et baigné de soleil du Parc paysager de Saint-Nazaire était un premier détail d’originalité. Plus d’un millier de militants et sympathisants ont tenu à être là, une semaine avant l’échéance électorale du 7 juin. Ils sont venus entendre ceux qui se présentent comme la seule réelle ambition pour la gauche. « Le Front n’est pas un coup électoral sans lendemain », ont expliqué Marie-George Buffet (secrétaire nationale du parti communiste) en invitée de marque, Jacques Généreux (tête de liste régionale) et Christian Picquet (Gauche unitaire).
L’association des communistes et du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon se présente finalement comme « le bon outil » pour la gauche. Les socialistes ? Les Verts ? « Une gauche d’opérette qui change les règles du jeu en soutenant le traité européen de Lisbonne, mais abandonne les travailleurs », a insisté Jacques Généreux. « Incapables de refonder, ils préparent un boulevard à Sarkozy pour 2012 », pense Marie-Georges Buffet.
« Ça monte » pense une militante
Le Front, en revanche, « est issu de vos colères, de vos luttes ». Chantiers navals touchés comme d’autres secteurs par le chômage partiel, intérimaires sur le carreau, « 8500 depuis le début de l’année en Loire-Atlantique », regardent « l’argent public distribué aux banques. » Alors, sans trop insister sur les propositions pour « changer d’Europe », la communiste cite ses copains députés qui ont toujours « alerté l’opinion sur les directives scélérates ». « Un moratoire sur les directives », contraindre la Banque centrale « de ne plus être au service des financiers mais des usagers »... Voilà les idées, mais avant, il faut « rougir le parlement européen. » Le Front de Gauche cité dans les sondages autour de 6 ou 7 % pense encore créer la surprise. « Ça monte, ça monte... » estime Léone, retraitée venue d’un ancien fief communiste briéron et manifestement conquise.
Frédéric SALLE.
Ouest-France |