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C’est pour vous l’occasion de faire le choix d’élus, d’équipes et de projets pour gérer vos villes et vos départements. Il s’agit aussi de la première grande consultation populaire depuis les présidentielles et les législatives du printemps dernier. Une bonne occasion aussi, pour sanctionner Sarkozy, résister à la droite et ouvrir une espérance à gauche.
Gauche ou droite, ce n’est pas la même chose
L’enjeu de ces élections c’est d’abord les politiques qui seront menées dans les villes et les départements.
A gauche, priorité pour l’accès à un logement diversifié pour toutes et tous. A droite, ils choisissent de construire ces grandes résidences de standing où de moins en moins de salariés, sans parler de leurs enfants, peuvent se loger et créer un foyer.
A droite, c’est les tarifs qui alourdissent les fins de mois. A gauche c’est des efforts pour multiplier les activités et les services pour toutes les générations à des prix accessibles.
A gauche, c’est la confiance et l’aide à l’intervention des citoyens en matière de démocratie participative, l’encouragement à la vie associative, donner corps à une solidarité entre habitants. A droite, ils serrent, bien souvent, la vis des associations locales et ne pensent qu’à recouvrir nos villes de caméras de vidéo surveillance.
Bien sûr, toutes nos difficultés ne peuvent pas être résolues à l’échelon local et tout n’est pas toujours si rose. Mais décidément, pour les communistes la gauche et la droite ce n’est pas la même chose. C’est pour cela qu’il faut laisser le moins de terrain possible à la droite et construire le plus large rassemblement de toutes les forces et les énergies citoyennes et de gauche.
Sarkozy : stop ou encore ?
L’enjeu de ces élections, c’est aussi de pouvoir exprimer par son bulletin de vote son opposition à Nicolas Sarkozy, ce Robin des Bois à l’envers, qui donne aux riches et pille les pauvres. Il a dit que ces élections étaient un test politique. Chiche ! Vous allez lui répondre comme il convient. En utilisant le bulletin de vote pour lui demander d’agir pour le pouvoir d’achat. En réclamant, haut et fort, l’abandon des franchises médicales. En condamnant cette politique du mépris, cette politique de classe qui privilégie les arrangements entre amis de la jet set et qui a commencé en juin dernier par 15 milliards de cadeaux fiscaux aux fortunés et aux actionnaires. 15 milliards, c’est 230 euros par personne habitant en France, 920 euros pour une famille de quatre. N’auraient-ils pas été utiles ailleurs ?
L’enjeu, c’est de donner de la force à une gauche du courage. Une gauche qui estime, par exemple, qu’il y a beaucoup d’argent qui pourrait être bien mieux au service du pouvoir d’achat, de l’école, du service public, de la santé, dans la culture plutôt que dans la spéculation où, comme cela s’est passé avec la Société Générale, des fortunes se construisent ou s’évaporent. La Bourse ou la vie, il faut choisir. C’est à cela que les communistes veulent contribuer : reconstruire une gauche qui a des idées, une gauche qui se bat.
Des élus communistes pour mieux se défendre
Dans les mois à venir, vous aurez besoin d’élus communistes pour faire entendre une autre voix, la vôtre peut-être, dans les Mairies et les Conseils généraux.
Les salariés menacés de licenciements ou de délocalisation en font l’expérience. Ce n’est pas pareil de pouvoir compter sur un maire ou un élu communiste pour ne pas baisser les bras, interpeller et bouger les pouvoirs publics, aider à construire des solutions. Regardez les parlementaires communistes, ils se battent, avec d’autres élus de gauche, pour faire respecter la souveraineté des français sur le traité sur l’Europe que Nicolas Sarkozy veut faire avaliser par-dessus eux. Plus d’élus communistes, plus d’élus combatifs à gauche, c’est plus de chance pour se faire respecter, se défendre, faire reculer la droite, ouvrir un autre avenir à gauche.
Alors, oui, nous avons de bonnes raisons, les 9 et 16 mars prochains pour ne pas laisser les autres décider à notre place !
| Déclaration du Conseil National du PCF à propos des élections municipales et cantonales | | Dans un mois auront lieu les premiers tours des élections municipales et cantonales. Un mois pendant lequel les communistes vont continuer à être présents sur les marchés, au porte à porte, à mener campagne sur les lieux de travail, multiplier les initiatives pour convaincre qu’avec ces élections et malgré la politique du gouvernement, c’est la vie quotidienne de chacun et de chacune qui peut s’améliorer. Le journal l’Humanité représente dans cette bataille un atout irremplaçable.
Dans chaque ville, dans chaque canton, les élu-e-s et les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF sont à l’offensive. A l’offensive pour gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite. A l’offensive pour conquérir, partout en France, de nouveaux élus et la direction de nouvelles collectivités. A l’offensive en construisant leur campagne comme ils construiront leur gestion : sur la participation démocratique de chaque citoyenne et citoyen.
A l’offensive tout simplement pour disposer demain des moyens politiques et financiers pour mener des politiques solidaires et moderne, dynamiques et sociales, écologiques et féministes, pour contribuer à promouvoir tant les droits de chacun, de chacune que leur réussite et leur épanouissement personnels et pour se donner des points d’appui aux luttes.
Toutes nos propositions en matière de logement, d’emploi, de développement des services publics, de promotion de la vie associative, culturelle et sportive, de soutien à la réussite de la jeunesse, sont traversées par ces valeurs. Avec elles nous avons à coeur de tisser ces liens qui font le vivre ensemble et la qualité de vie partout en France.
Ces ambitions ne pourront se concrétiser sans la constitution de larges dynamiques de rassemblement à gauche. C’est pourquoi les communistes n’ont pas ménagé leurs efforts pour que l’union à gauche prévale dans un maximum de localités. Très majoritairement cet objectif a été atteint. Jusqu’au dépôt des listes, les communistes seront mobilisés pour favoriser les rassemblements les plus efficaces à gauche sur la base de projets locaux progressistes, construits avec les populations et utiles au plus grand nombre.
Et au-delà de tous les progrès que peut apporter un maire ou un président de Conseil général, des majorités municipales ou départementales de gauche, des points d’appui pour l’action que peuvent être des élus locaux communistes, ces élections sont aussi l’occasion de sanctionner la politique de la droite.
Depuis bientôt un an, le gouvernement ne cesse d’attaquer les droits humains et sociaux pour soutenir les exigences du MEDEF et de la haute finance. Et le résultat est là : notre économie est menacée par la crise du système financier. Et la vie est toujours plus dure du fait des pressions continues sur les salaires , le pouvoir d’achat et le temps de travail, des remises en cause des droits du travail, à la santé et à la retraite, des cadeaux fiscaux qui fragilisent l’école et les services publics, des attaques contre la laïcité, les droits des femmes...
Et c’est bien parce que l’urgence est de battre la droite , ses idées et de construire une alternative à gauche que le Conseil national dénonce les manoeuvres d’élus socialistes qui, imaginant leur salut du côté du Modem, contribuent à la dilution des valeurs et des convictions propres à la gauche. Il encourage les communistes confrontés à ces situations à continuer à se battre pour assurer la réaffirmation claire et la visibilité, dans leur localité, des idéaux qui sont les nôtres et ceux de tous les progressistes.
Aussi, le Conseil national invite les adhérent-e-s, les progressistes dans les villages, les villes, les quartiers et les entreprises, à déployer cette bataille électorale avec enthousiasme et créativité : ensemble, nous pouvons créer les conditions d’une large victoire de la gauche et plus particulièrement des candidats et candidates soutenu-e-s et présenté-e-s par notre parti.
Vendredi 8 février 2008 |
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