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Les résultats de l’ensemble de la 8ème circonscription se rapprochant, à quelques nuances près, des résultats nationaux, la toile de fond en est donc à peu près la même.
A savoir : une participation bien moindre qu’à l’élection présidentielle, avec plus de 40% d’abstentions. Une bipolarisation UMP/PS accentuée, également dans le prolongement des présidentielles -conséquence de l’inversion du calendrier électoral : présidentielle d’abord, puis législatives dans la foulée - avec néanmoins une prime à la candidate socialiste, héritant d’une bonne rente de succession parlementaire et bénéficiant de surcroît, après S.Royal à la présidentielle, d’un large « vote utile » anti-UMP. Avec, par ailleurs, une grande dispersion des voix, conséquence de la multiplicité des candidatures, 16 au total, dont beaucoup d’inconnu(e)s et/ou de « parachuté(e)s », n’ayant quasiment ou aucunement fait campagne. Les deux principaux candidats s’étant eux-mêmes cantonnés à une campagne très minimaliste, s’inscrivant étroitement dans la queue de la comète présidentielle. L’UDF « modemisée » se maintient plutôt bien, en ces terres de droite modérée. On pourrait se réjouir du fort recul du FN, si ce n’est pour observer qu’une partie des voix s’est directement portée sur le candidat UMP, lui-même issu de sa frange la plus à droite (ex-CNI). Les Verts échappent localement, au moins en partie, et sans faire beaucoup campagne non plus, à leur laminage national de la présidentielle et des législatives, paradoxal en ces temps ou écologie et développement durable sont médiatiquement omniprésents. Les votes gauchistes parachutés se dispersent, eux, entre diverses candidatures (LCR, LO, PT), avec un peu plus d’impact pour celle de la LCR, simple coupé-collé des mots d’ordre protestataires de sa campagne nationale. La candidature « thématique » CNPT fait moins de 2%, et la candidature régionaliste UDB, moins de 1%. La candidature de diversion prétendument « Communistes » fait, elle aussi, un score certes très faible, retirant encore des voix au candidat PCF.
Dans ce cadre général, les spécificités du vote dans le canton de Savenay sont les suivantes. Une « bipolarisation » exacerbée concernant plus de 7 électeurs votants exprimés sur 10. A part deux communes du nord du canton, Campbon et Quilly, la candidate PS est en tête, plus ou moins largement, dans les six autres communes. A l’inverse sept candidats sur seize obtiennent moins de 1% des suffrages exprimés. Et 10 sur les 16, moins de 2 %.
A défaut de campagne électorale (faible fréquentation des réunions publiques, très peu de collage militant, présences très sporadiques sur le marché...) les électeurs/trices semblent s’être essentiellement déterminés sur la base de la seule campagne nationale, alors que les médias répétaient sans arrêt que les « jeux étaient faits », en faveur d’une « vague bleue » UMP annoncée.
Quant à la candidature communiste du PCF, elle fait ici sans conteste un score faible, 1,7 %, très en deçà de son niveau moyen dans l’ensemble de la circonscription : 4,67%, et peu en rapport avec la campagne active des militants communistes locaux, les seuls à être régulièrement présents sur le terrain. Au-delà des déterminations générales rappelées ci-dessus, sans doute a-t-elle été perçue comme une candidature trop « nazairienne ». Ses thématiques de campagne, fortement axées sur les problématiques de l’estuaire industriel, ne répondaient guère aux préoccupations spécifiques à cet « entre-deux » périurbain ( et non pas « rural ») de la bi-métropole Nantes-Saint-Nazaire que constitue le canton dans le cadre du SCOT.
Il va sans dire que ces résultats locaux médiocres interrogent évidemment nos pratiques militantes et notre stratégie politique. Entre dilution « antilibérale » et affichage identitaire PC, un nouvel espace peut et devra être reconstruit pour le vote communiste. [Répondre
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